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5 mai 2004

Jean-Paul II évoque Catherine de Sienne, co-patronne de l’Europe

Le pape a expliqué alors qu’il voulait "souligner le grand rôle que les femmes ont eu et ont encore dans l’histoire de l’Église et de la société du continent"

Dans les salutations finales, en italien, le pape a en effet souhaité la "paix de Pâques" au monde, et il a rappelé que l’Eglise célèbre demain, 29 avril, la fête de cette grande sainte dominicaine, patronne d’Italie, et qu’il a donnée comme co-patronne à l’Europe aux côtés de saint Benoît, des saints frères Cyrille et Méthode, avec Brigitte de Suède et Edith Stein, le 1er octobre 1999.

Aux jeunes, aux malades, et aux jeunes mariés, il adressait cette invitation particulière à suivre l’exemple de cette grande sainte, pour être persévérants dans la foi, et pour donner, en toute situation, un témoignage généreux du Christ et de son Evangile.

La carmélite juive, la mystique suédoise et la jeune italienne qui renouvela la papauté grâce à l’autorité morale qui lui donnait sa force intérieure : ce sont les trois patronnes que Jean-Paul II a en effet données à l’Europe au cours de la messe d’ouverture de l’Assemblée Spéciale du Synode des évêques de l’Europe.

Le pape a expliqué alors qu’il voulait "souligner le grand rôle que les femmes ont eu et ont encore dans l’histoire de l’Église et de la société du continent".

Edith Stein, philosophe juive, convertie au catholicisme et morte à Auschwitz "est le symbole des drames de l’Europe de notre temps", écrivait le pape.

Brigitte de Suède et Catherine de Sienne, toutes deux du XIVe siècle, ont travaillé sans relâche pour l’Église. Brigitte, fondatrice d’une congrégation religieuse à la mort de son mari, "parcourut l’Europe du nord et du sud, en oeuvrant pour l’unité des chrétiens". Elle est morte à Rome.

Catherine de Sienne, écrit encore le pape, "dépensa toute son énergie pour l’Église. Elle réussit à faire revenir le Pape d’Avignon à Rome".

Ces trois femmes, écrit Jean-Paul II, "expriment admirablement la synthèse entre la contemplation et l’action".

Article paru dans Zénit le 28 avril 2004

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