Gianna Beretta Molla est morte en 1962 à l’âge de 40 ans. Mère de plusieurs enfants, elle était à nouveau enceinte lorsque les médecins lui ont diagnostiqué une tumeur à l’utérus. Elle a néanmoins refusé d’avorter pour subir une intervention chirurgicale qui aurait pu la sauver et est morte sept jours après avoir accouché.
"Médecin, elle savait les risques qu’elle courait mais elle n’a pas reculé devant le sacrifice", avait souligné Jean Paul II lorsqu’il l’a béatifiée en 1994.
Elle a été canonisée en présence de son veuf. Celui-ci, âgé de 91 ans, a été victime d’un léger malaise au moment où le pape lisait la formule consacrée. Il a dû être éloigné pour se remettre, mais a pu revenir et assister à la fin de la messe. La soeur et trois enfants de la sainte étaient également présents, dont la canonisation est un cas unique, selon la biographie diffusée par le Vatican.
"D’autres mères de famille on été canonisées au cours de l’histoire, mais il s’agissait de veuves qui avaient exercé les vertus chrétiennes dans la vie religieuse, une fois devenues veuves. Dans le cas de Gianna Berretta Molla, on exalte au contraire sa vie vertueuse vécue dans la condition d’épouse et de mère", explique le document.
Lorsque sa canonisation avait été annoncée, des voix polémiques s’étaient élevées en Italie pour rappeler que son geste avait, en fin de compte, privé quatre enfants de leur mère.
L’avortement est légal en Italie depuis 1978, mais Jean Paul II, 84 ans le 18 mai prochain, dénonce régulièrement cette "attaque contre la vie humaine".