"si vous êtes ce que vous devez être, vous mettrez le feu au monde entier !"
Vous êtes ici : Accueil > Ma vocation, ma mission
Accueil
Qui sommes-nous ?
Ma vocation, ma mission
Jean-Paul II
Nous contacter
Evénements
JMJ
L’Eucharistie au coeur de ma vie
Liens internet
Se Former
Boutique
Benoit XVI
Rechercher sur le site
Inscrivez vous
à notre news letter
génération JPII 2002©
29 janvier 2005

Témoignage du frère Nicolas
Pour le frère Nicolas, LC, le semeur est devenu jardinier

Voici que le semeur est sorti pour semer... (Luc 8, 5)

Le semeur, bien évidemment, c’est Jésus, tout d’abord parce qu’il m’a donné la grâce du baptême et m’a ainsi fait naître à la vie divine. Toute l’aventure spirituelle et humaine découle de cette grâce...

Voici, donc, que le semeur est sorti pour semer... Et je dois vraiment le remercier, parce que cette semence est tombée sur de la bonne terre, qui a été ma famille, de laquelle j’ai reçu la foi et l’éducation chrétienne. Et en particulier, cette bonne terre, ce sont ces trois enfants trisomiques que mes parents ont adoptés : mes frères, autant sinon plus que des frères de sang. Ils sont si vulnérables et souffrent tant de leur handicap, mais ils ont une incroyable intelligence du coeur. Avec eux j’ai appris que ce qui compte réellement, ce n’est pas d’avoir plus d’argent ou plus d’intelligence, mais d’avoir un coeur qui aime en vérité.

Et la semence a commencé à grandir bien vite, j’ai commencé à rencontrer des épines : si mes frères m’avaient témoigné l’intelligence du coeur, j’ai préféré celle de la raison, celle des maîtres à penser de l’absurde : j’ai commencé à lire Sartre, les existentialistes, et petit à petit je me suis éloigné de l’Eglise. La catéchèse que j’avais reçue n’était pas solide : j’ai donc abandonné la foi et ne suis par retourné à l’église pendant 4 ans. Comme tous les adolescents, j’ai été exposé à de grands dangers, à des épines féroces, sous lesquelles ont succombé beaucoup de mes compagnons... mais je me rends compte à présent que c’était la Vierge Marie qui me protégeait. Elle était déjà ma Mère alors que je ne la connaissais pas...

Et puis un jour, j’ai participé à un congrés des jeunes de l’Emmanuel à Paray-le-Monial. Là, c’est le semeur qui est devenu jardinier pour prendre soin de sa vigne : Il m’a donné de faire une expérience forte de son amour. Et j’ai retrouvé la foi, j’ai retrouvé le chemin de l’Eglise, illuminé par le soleil du Sacré-Coeur... Plus tard je découvrirais que la Légion est dédiée au Sacré Coeur, clin doeil de la Providence... Mais j’avais au fond de moi une inquiétude : mes projets de devenir ingénieur, de fonder une famille, etc. C’était très bien, mais... il manquait quelque chose.

C’est alors que j’ai commencé à me rendre compte que cette plante qui grandissait n’était pas une simple gerbe de blé, mais quelque chose de différent, un peu comme un arbre se rend compte qu’il n’est pas une plante, qu’il est appelé à devenir autre chose... et si cette autre chose c’était « devenir prêtre » ? Bien entendu, je n’y comprenais rien de rien, et personne ne m’avait jamais expliqué ce que c’est que « d’avoir une vocation... »... les conséquences auraient pu en être dramatiques et je tremble en pensant à tant d’appelés qui ne le comprennent pas. Veni Creator Spiritus...

A ce moment là jai rencontré la Légion du Christ. Et de façon un peu abrupte. Je faisais mon service militaire dans la marine et nous étions en escale à Rome, lorsque le commandant m’a convoqué dans son bureau et ma dit : « Lieutenant, il faut que vous connaissiez la Légion ». « Oui, commandant », ai-je répondu par obéissance : je pensais que c’était un groupe para-militaire... ce qui m’effrayait un peu. En fait le commandant en question était le frère dun légionnaire français, et il avait vu que je me posais la question de la vocation ! Il m’a emmené dans la communauté de Rome, et j’ai été conquis par cette grande famille qu’est la Légion. Quelle harmonie parmi les frères, de tant de nationalités différentes, et quelle esprit de véritable charité ! Et puis... ils chantaient le grégorien de Solesmes que j’aime tant.

Tout cela ne suffisait pas pour prendre une telle décision ; de plus il me fallait terminer mes études. J’ai ainsi vécu dans la communauté de Paris, aidant à droite et à gauche (...et jusqu’en Roumanie) et faisant l’expérience de la charité des pères et frères qui avaient tant de patience avec mon esprit critique typiquement français. Jusqu’à cette retraite à Solesmes où, finalement, j’ai pris l’option fondamentale : cette décision, mûrie et motivée par l’amour, grâce à laquelle toute ma vie s’oriente autour de la vocation religieuse dans la Légion. Jamais depuis je ne l’ai reniée. Et chaque matin je demande à la Vierge de la maintenir vivante pour obtenir la grâce des grâces : la persévérance finale dans la Foi et la vocation.

Ensuite est venu le temps du noviciat. Parce que cette petite plante, ou plutôt ce petit arbre, il fallait le faire grandir, l’irriguer avec de l’eau pure : l’Eucharistie, l’Evangile,... et surtout cet engrais formidable que nous avons : toute la spiritualité que nous a offerte notre père Fondateur, toutes ces lettres, ces conférences, ces méthodes apostoliques qui font la richesse de notre Mouvement. Bien sûr, il a aussi fallu arracher bon nombre de mauvaises herbes, redresser la tête et apprendre à grandir droit, mais vraiment c’est ainsi que Dieu pénètre dans les coeurs.

Et, surprise ! l’arbre a produit une première fleur ! C’est ainsi que je vois ce jour si beau de ma profession religieuse. Et même le jour le plus beau de ma vie, car c’est alors que j’ai pu prendre toute ma personne, toute ma liberté, et l’offrir à Dieu. Et j’ai pu expérimenter ce que dit notre Fondateur : l’acte le plus grand de notre liberté, c’est de l’offrir, cette liberté, au Seigneur, par amour. Comme dit la petite Thérèse : Aimer c’est tout donner, et se donner soi-même.

Et maintenant que l’arbre a donné sa première fleur, j’attends avec impatience qu’il puisse donner son premier fruit. J’attends avec impatience et je me prépare pour ce printemps où enfin l’arbre donnera son fruit. Vous l’avez compris : le fruit, c’est l’Eucharistie, et le printemps, le jour de mon ordination sacerdotale, lorsque mes mains, ces pauvres mains de pécheur, pourront consacrer le Corps et le Sang de Jésus pour en nourrir les âmes. Quel mystère !

Enfin, un dernier mot pour vous demander vos prières : nous devons tous prier pour les vocations ! Vous connaissez peut-être l’Ecole apostolique : c’est une vraie pépinière qui donnera à l’Eglise des arbres forts et généreux pour sauver le monde. Mais ils ont besoin de vos prières : car s’il faut 50 ans pour obtenir un arbre, il suffit de 5 minutes pour le couper ! Prions, donc, pour que ceux qui sont appelés à devenir des arbres soient généreux, et ne se comportent pas comme des plantes ordinaires : La Légion, et surtout l’Eglise ont besoin d’eux.

Source : www.fr.vocation.com

  imprimer envoyer à un ami
A voir également
L’homme d’aujourd’hui attend du prêtre qu’il lui fasse rencontrer le Christ
Vie consacrée : « L’eucharistie est le secret de l’ardeur spirituelle »
La bande dessinée sur Mère Teresa !
L’ordination des hommes mariés n’est pas la réponse au manque de prêtres
Bonne route vers ta vocation à la prêtrise Ludovic !
Biographie de Charles de Foucauld
Jean-Paul II a le souci de l’héritage spirituel et matériel laissé par le Padre Pio
La formation des prêtres, avenir de l’Eglise
Le portrait robot du bon confesseur selon Jean Paul II
Comment discerner sa vocation