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17 octobre 2005

Lien entre confession et communion
Intervention du cardinal Pujats

ROME, Lundi 17 octobre 2005 (ZENIT.org) - « Si nous voulons vraiment renouveler la vie spirituelle du peuple, il ne nous est permis de quitter le confessionnal qu’après que le dernier pénitent a reçu le pardon », a fait observer le cardinal Janis Pujats, archevêque de Riga, en Lettonie, dans son intervention au synode.

« En général, insistait le cardinal Pujats, il faut éliminer l’abus consistant à accéder à la Communion sans le Sacrement de la Pénitence ».

« Avant la Communion, il appartient aux prêtres d’inviter les fidèles à la confession individuelle des péchés, rappelait le cardinal Letton. Le meilleur endroit pour la confession des fidèles est le confessionnal, placé dans l’église et doté d’une grille fixe entre le confesseur et le pénitent. Dans la mesure du possible, les prêtres doivent créer les conditions pour que les fidèles accèdent au sacrement de Pénitence. En effet, si les hommes vivent et meurent dans le péché, tout autre effort pastoral est vain ».

Chaque jour un temps pour les confessions Il recommandait que les prêtres consacrent du temps chaque jour pour écouter les confessions. « Il convient, disait-il, de réserver chaque jour un temps à la confession, selon un horaire préétabli, en particulier avant la Messe. Si nous voulons vraiment renouveler la vie spirituelle du peuple, il ne nous est permis de quitter le confessionnal qu’après que le dernier pénitent a reçu le pardon ».

Pour ce qui est du rythme des confessions, il précisait : « Aux prêtres et aux laïcs qui participent généralement à la Table du Seigneur chaque jour, il faut conseiller la confession individuelle une fois par mois environ. Pour les autres, la confession est nécessaire au moins chaque fois qu’ils accèdent à la Communion ».

La communion doit demeurer individuelle « En général, insistait le cardinal Pujats, il faut éliminer l’abus consistant à accéder à la Communion sans le Sacrement de la Pénitence. Par le passé, on avait l’habitude, pendant la Messe, d’aller en procession à la Communion. Mais, progressivement, cette pratique a été justement supprimée pour des raisons pastorales. Comme nous le savons, à l’église, le peuple a un comportement collectif. Tous répondent aux paroles du prêtre, tous, assis, écoutent les lectures de la Sainte Écriture, tous se mettent debout pour l’Évangile, tous s’agenouillent au moment de la Consécration et - ce que nous déplorons ! - tous se lèvent pour participer à la Communion en procession - et parmi eux le pharisien comme le publicain, le pénitent tout comme le non-pénitent. Les fidèles ont peur de rester en dehors de cette procession, car de cette façon ils s’exposent publiquement comme indignes. Telle est la raison pour laquelle cet abus s’est si vite affirmé. Que faire ? Il faut retrouver l’habitude d’accéder individuellement à la Communion, afin de préserver la liberté de conscience. La Messe est une action commune, mais la Communion doit demeurer individuelle ».

Ils viennent pour prier, pas pour bavarder Pour ce qui est de la présence eucharistique, le cardinal Pujats apportait ces remarques : « Dans les églises paroissiales, le lieu particulièrement adapté (in presbyterio) pour le Très Saint Sacrement est le maître-autel qui abrite le tabernacle. Dans ce cas, le maître-autel, avec son retable, est vraiment le trône du Christ-Roi et attire à lui les regards de tous ceux qui sont dans l’église. La présence du Saint Sacrement à l’endroit principal de l’église donne aux fidèles l’occasion d’adorer Dieu même en dehors du sacrifice de la Messe (par exemple dans l’intervalle de temps entre les différents offices divins). Ils viennent en effet à l’église pour prier, et non pas pour bavarder ».

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