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4/ le langage de l’acte sexuel
« A travers l’acte sexuel le corps parle un « langage »... ce langage doit s’exprimer en vérité »
Ca peut en surprendre plus d’un, mais Jean Paul II va encore plus loin quand il dit que l’union conjugale elle-même est un signe du désir de Dieu pour une union complète avec nous (qui bien qu’intime, n’est pas sexuelle). C’est le signe de l’amour du Christ pour sa fiancée, l’Eglise. Nous comprenons mieux alors combien il est vital que les couples vivent leurs relations sexuelles de la façon dont elles ont été voulues par le Créateur ; pour refléter de la façon la plus juste le plan éternel de Dieu pour l’humanité.
St Paul nous demande « Maris aimez vos épouses comme le Christ a aimé l’Eglise et s’est livré lui-même pour elle. » Il se réfère alors aux origines, comme le Christ le dit dans les évangiles, « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne seront qu’une seule chair. Ce mystère est grand : moi, je déclare qu’il concerne le Christ et l’Eglise. » (Eph. 5 :25, 31-32)
Jean Paul II a expliqué qu’à travers l’union sexuelle le corps parle un langage et que ce langage doit s’exprimer en vérité. La véritable nature de l’union conjugale, telle qu’elle a été voulue par le Créateur, comprend à la fois l’union des personnes dans le couple et la possibilité de procréer, de donner la vie. Donc l’homme et la femme, quand ils utilisent la contraception, ils violent leur dignité en tant que personne en même temps qu’ils violent la dignité de l’acte conjugal lui-même.
Le souci permanent de Jean Paul II est de montrer ce qui fait la dignité de l’homme. Dans la « Théologie du Corps », il parle des raisons qui avaient poussé Paul VI à écrire l’encyclique Humanae Vitae, tellement attaquée par les défenseurs de la contraception : « L’homme et la femme expriment par le langage de leur corps le dialogue qui, selon Genèse 2 :24,25, a son origine au jour de la création.
« Le langage du corps est bien plus que la réaction sexuelle. L’acte sexuel est le langage authentique des personnes, il doit s’exprimer en vérité, c’est-à-dire en accord avec les normes morales objectives. Au niveau du langage précisément, l’homme et la femme s’expriment réciproquement de la façon la plus profonde qui soit...L’homme et la femme s’expriment dans la mesure de la vérité la plus pure de la personne humaine. » (Théologie du corps 22 août, 1984) |