NDLR : Paul Harvey, 84 ans, est un présentateur bien connu de la station de radio ABC. Son émission, "Nouvelles et commentaires", est reprise par 1600 autres stations dans tout le pays. Sa carrière radiophonique dure depuis soixante ans. Il est connu comme "la voix la plus écoutée de l’histoire de la radio".
Cet article a été traduit de l’américain par Frédéric Prayal.
La plupart des média critiquent le film de Mel Gibson « LA PASSION ».Or, Paul Harvey en parle dans « The rest of the story » et David Limbaugh fait l’éloge de Gibson. La plupart des gens préféreront attendre pour regarder un film plutôt que de donner crédit aux critiques des gens des média qui leur disent ce qu’ils doivent penser et croire !
***
Propos de Paul Harvey :
Je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre ! J’étais inquiet d’avoir été invité à une représentation privée du film de Mel Gibson « LA PASSION », mais j’avais aussi lu tous les commentaires très réservés et j’étais très indécis ! J’ai grandi dans une ville juive et ma foi en a été très influencée. Tout au long de ma vie, j’ai eu une aversion profonde pour tout ce qui pouvait encourager, même indirectement, toute forme de pensée, de paroles ou d’actions antisémites.
J’allai à cette projection privée de « LA PASSION », se déroulant à Washington (dans le District de Columbia) et je saluai quelques visages familiers. L’environnement était typiquement « washingtonien », avec des gens qui vous saluent d’un sourire, mais semblent presque absents, ayant un objectif inavoué. Le film fut présenté très brièvement, sans tambour ni trompette, puis les lumières s’éteignirent et le film commença. Depuis la première scène émouvante du Jardin de Gethsémani, en passant par le portrait si tendre et humain de la mission sur terre de Jésus, à travers la trahison, son arrestation, la flagellation, le Chemin de la Croix, la rencontre avec les deux larrons, la mort sur la Croix, jusqu’à la scène finale du tombeau désert, ce n’était pas un film comme un autre ; c’était une rencontre ne ressemblant à rien de ce que j’avais pu expérimenter jusque là !
En plus d’être un chef-d’oeuvre au plan de la réalisation cinématographique mais aussi un chef-d’oeuvre artistique, « LA PASSION » m’a entraîné dans des réflexions plus profondes, plus douloureuses, plus intenses que tout ce que j’avais éprouvé jusqu’ici, y compris même mon mariage, mon ordination et la naissance de mon enfant. Franchement je ne serai plus jamais le même. Quand le film se termina, tous ces gens influents de Washington (District de Columbia) qui avaient été invités pour cette projection privée s’agitaient encore mais cette fois parce qu’ils étaient réellement saisis par l’émotion et pris de sanglots. Je ne suis pas sûr qu’il y ait alors eu une seule personne n’ayant pas les larmes aux yeux ! La foule qui avait été accueillie chaleureusement avant le film était maintenant plus que silencieuse ! Plus personne ne pouvait parler parce que les mots ne pouvaient exprimer ce que l’on ressentait. Nous avions expérimenté une forme d’art si exceptionnelle et qui n’arrive quasi jamais dans une vie : celle qui permet au ciel de toucher terre !
Une scène du film est maintenant gravée à tout jamais dans ma mémoire. Un Jésus, brutalisé, blessé, qui va bientôt encore retomber sous le poids de la Croix. Sa mère s’est frayée un chemin sur la Via Dolorosa. Comme elle court vers lui, elle revoit dans un « flash-back » Jésus enfant, tombant sur la route de terre à l’extérieur de leur maison. Alors qu’elle cherche à le protéger de cette chute, elle tente de toucher son visage d’adulte meurtri.
Jésus la regarde alors avec des yeux si pleins d’amour pur, une expression si sincère (et c’est comme s’il regardait chacun de nous à travers l’écran) et il dit « Voici que je fais toutes choses nouvelles ».
Ces mots sont extraits du dernier livre du Nouveau Testament : le livre des Révélations. Soudainement, le sens de toute cette souffrance devenait si clair et les blessures, plus tôt dans le film qui étaient si difficiles à voir sur son visage, son dos, en fait sur tout son corps, prenaient une dimension d’une beauté si intense. Toutes ses souffrances avaient été offertes volontairement par amour.
Après la fin du film et que nous ayons eu la chance de récupérer un peu de toutes ses émotions, une période de questions et de réponses s’ensuivit.
Les éloges unanimes pour le film, venant d’une foule très disparate, furent aussi stupéfiants que les compliments étaient démonstratifs. Parmi les questions posées, inévitablement la fameuse question qui semble rattachée à ce film, même s’il n’est pas encore à l’affiche pour le grand public. « Pourquoi ce film est-il considéré par certains comme antisémite ? ».
Franchement, après avoir vu « LA PASSION » (mais vous vous ne l’avez pas encore vu), c’est une question à laquelle il est impossible de répondre. Un « homme de loi » pour qui j’ai beaucoup d’admiration était assis en avant de moi. Il leva la main et répondit : « Après avoir vu ce film, je ne puis comprendre comment quiconque peut insinuer qu’il est même suggéré que ce sont les juifs qui ont tué Jésus. Ce n’est pas du tout cela ». Et il continua : « Ce film m’a permis de réaliser que ce sont mes péchés qui ont tué Jésus ».
Je partage cet avis. Il n’y pas une parcelle d’antisémitisme qui puisse être relevée dans ce film si puissant. S’il y en avait eu j’aurais été le premier à le clamer. Ce film raconte avec une grande foi l’histoire de l’Évangile d’une manière dramatiquement belle, sensible et avec un engagement profond. Ceux qui allèguent cela, ou bien n’ont pas été voir le film, ou bien ont un but inavoué qui expliquent leurs critiques.
Ce n’est pas un film « chrétien », dans le sens qu’il va toucher seulement ceux qui s’identifient comme disciples du Christ. C’est une histoire profondément humaine, si belle, qui touchera profondément tous les hommes et toutes les femmes. C’est une oeuvre d’art merveilleuse. Oui, il est vrai que le producteur est un catholique et que, Dieu merci, il est resté fidèle aux textes des Évangiles ; si cela n’est pas un comportement acceptable, alors nous sommes tous dans le pétrin ! La vérité historique demande d’être fidèle aux sources et les Chrétiens ont le droit de le proclamer.
Après tout, nous croyons que c’est la plus grande histoire jamais racontée et que le message d’amour qui en découle est destiné à tous les hommes et à toutes les femmes. Le plus grand de tous les droits est celui d’écouter et d’entendre la vérité.
Nous serions bien avisés de nous rappeler que les textes des Évangiles auxquels « LA PASSION » est si fidèle ont été écrits par des juifs qui suivaient un autre juif dont la vie et les écrits ont changé à tout jamais l’histoire du monde. Le problème n’est pas le message mais ceux qui l’ont déformé et utilisé plus pour la haine que pour l’amour. La solution n’est pas de censurer le message, mais plutôt de promouvoir le genre de merveilleux cadeau d’amour qu’est le plus grand film de Mel Gibson « LA PASSION ». Il doit être vu par le plus grand nombre possible de personnes.
J’ai l’intention de faire tout ce que je peux pour que ce soit le cas. Je suis passionné par ce film « LA PASSION ».
Faites-le aussi. Ne ratez surtout pas ce film. Voici maintenant les commentaires de DAVID LIMBAUGH à propos du film très controversé de Mel Gibson sur la crucifixion du Christ. C’est, aussi, très vivement recommandé de lire ce qu’il dit.
Ce qui est tellement ironique avec la passion de Mel Gibson pour « LA PASSION » c’est que, lorsqu’un réalisateur de film prend des libertés artistiques avec la vérité historique on le porte aux nues en disant combien il est créatif et brillant, mais, si un autre réalisateur prend soin d’être fidèle à cette même vérité historique il est vilipendé.
L’acteur réalisateur Mel Gibson est en train de découvrir ses dures réalités alors qu’il a eu de la difficulté à trouver un studio ou un distributeur américain pour son nouveau film « LA PASSION » qui décrit les 12 dernières heures de la vie de Jésus Christ.
Gibson a co-écrit le scénario et financé, dirigé et produit le film.
Pour le scénario, lui et son co-auteur se sont basés sur les textes des 4 Évangélistes : Matthieu, Marc, Luc et Jean, mais aussi sur les Visions de Ste Anne-Catherine Emmerich (1774-1824) et de Marie d’Agreda dans son récit « LA CITÉ DE DIEU ».
Gibson ne voulait pas que son récit soit aseptisé comme tant d’autres oeuvres religieuses.
« J’ai essayé de raconter cette histoire de manière très personnelle tout en voulant être le plus près possible de la réalité ».
Pour être le plus fidèle possible à ce que beaucoup considèrent comme les 12 heures les plus importantes de l’histoire de l’humanité, Gibson a même tourné son film en utilisant la langue araméenne de l’époque. En réponse aux objections disant que les spectateurs ne pourraient pas comprendre cette langue, Gibson répond : « Heureusement, j’ai pu transcender les barrières de langue avec mon récit très visuel ; si j’ai échoué, j’ai échoué, mais alors ce serait un échec monumental ».
Pour pousser encore plus loin le souci de vérité, Gibson s’est entouré des conseils de pasteurs, théologiens et a reçu leurs critiques. Don Hodel, président de « Focus on the family » dit « J’ai été très impressionné. Le film est historiquement et théologiquement exact. » Ted Haggard, pasteur de « NEW LIFE CHURCH » à Colorado Springs, Colorado, et président de l’Association Nationale Évangélique, s’enflamme « Ce film montre avec beaucoup de vérité, plus que n’importe quel autre film, qui était Jésus ».
Durant le tournage du film, Gibson, un catholique fervent, assistait à la messe chaque matin parce que « nous devions être parfaitement disposés intérieurement pour travailler sur un tel sujet ».
Du point de vue de Gibson, ce film n’est pas un film de Mel Gibson. C’est plus que cela. « Je ne suis pas un prêcheur ni un pasteur » dit-il. « Mais j’ai vraiment senti qu’au stade où j’en étais rendu dans ma carrière c’est cela que je devais faire. Le Saint-Esprit m’accompagnait tout au long du film et j’avais juste à diriger le tout. Je souhaite que ce film ait la force d’évangéliser ».
Avant même que le film ne sorte, programmé pour mars 2004, Gibson a vu son souhait réalisé. « Tous ceux qui ont travaillé pour ce film ont été transformés. Il y avait des agnostiques et des musulmans en train de se convertir à la chrétienté et des personnes qui ont été guéris de maladies ».
Gibson veut que les gens comprennent à travers ce film si ce n’est pas déjà fait, l’influence incalculable que le Christ a eue sur l’humanité.
Et il insiste pour dire que le CHRIST est objet de controverse précisément à cause de ce qu’il est : DIEU INCARNÉ. « Et C’est cela le point central de mon film : montrer le bouleversement extrême qu’il entraîna parmi les hommes politiques, les chefs religieux et le peuple, par ce QU’IL EST.
Gibson commence à expérimenter combien la figure du Christ est controversée.
Les critiques n’ont pas seulement mis en doute l’authenticité du film mais ont aussi affirmé qu’il dénigre les Juifs, ce que Gibson dément avec véhémence. « Ce n’est pas du tout une attaque chrétienne contre les Juifs ! Jésus est venu dans ce monde et il n’a pas été reconnu. En regardant la crucifixion du Christ, c’est ma propre culpabilité que je vois ».
Le père jésuite William J.Fulco qui a traduit le scénario en Araméen et en latin, dit qu’il ne voit aucune trace d’antisémitisme dans le film. Il ajoute : « Je serais atterré d’entendre une quelconque insinuation affirmant que Mel Gibson est antisémite ».
Pourtant, certains groupes et quelques uns des courants dominants ont été très critiques à l’endroit de la PASSION de Gibson.
Andrea Payer du New York Post le réprimande : « Il est toujours temps, Mel, de dire la vérité ». Le chroniqueur du Boston Globe James Carroll dénonce la lecture littérale des récits bibliques. « Même une reproduction fidèle des récits évangéliques de la mort de Jésus peut faire du mal justement parce que ces récits portent en eux-mêmes le virus de la haine des juifs », écrit Carroll.
Un groupe de juifs et d’universitaires chrétiens a publié un article de 18 pages démolissant tous les aspects du film, y compris l’emphase mise sur la Passion du Christ plutôt qu’une « vision plus élargie ». Cet article désapprouve la Passion du Christ dans le film présenté comme un fait historique. La morale de cette histoire : si vous voulez que la masse loue votre travail sur le Christ, faites attention de le dépeindre comme un homosexuel ou comme un vulgaire pécheur sans qualité qui rachète ses défauts. Dans notre culture anti-chrétienne, le film blasphématoire « LA DERNIÈRE TENTATION DU CHRIST » est célébré et « LA PASSION » condamné.
Mais si ce film continue à toucher les gens comme il l’a fait, aucune opposition des média d’information, des gens bien-pensants ne pourra endiguer sa force et son impact positif dans la vie de tous. Mel Gibson est un modèle de foi et de courage.
S’il vous plaît reproduisez cet article et envoyez-le à tous vos amis pour qu’ils sachent ce qu’est vraiment ce film et qu’ils aillent le voir, séance tenante, lorsqu’il sortira sur les écrans.
(P. Harvey) ajouté le 26-2-2004