- Retour à la page principale -
| Méditation du 2 déc. "tout ce que vous me demandez en mon nom, je le ferai"
|
| « Tout ce que vous me demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. » Jn 14, 13-14 « Tout ce que vous me demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. » Jésus, je crois, j’adore et j’espère. Je crois que Tu es présent devant moi dans cette Hostie, que la toute puissance de Dieu se rend visible à mes yeux dans ce pain qui est Ta chair. Et devant Toi, ô Jésus, je me prosterne, reconnaissant ta grandeur, reconnaissant ma petitesse. Toutes mes pauvretés, Jésus, je Te les donne. Je viens déposer au pied de l’autel mon fardeau, tous mes soucis d’hier, ceux d’aujourd’hui, et ceux qui m’encombrent pour demain. Tout cela je te l’offre. Prends mes misères, mes souffrances, mes joies. Prends-les dans Ton cœur brûlant d’amour et transforme-les. « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. » Oui Seigneur, bénis sois-Tu, car nous sommes ces tout-petits devant Toi à qui Tu révèles Ta Présence sous l’humble apparence de l’Hostie ! Bénis es-Tu Seigneur de Te donner à nous, de nous nourrir par Ton Pain de Vie ! Bénis es-Tu parce que Tu nous rassembles pour te louer et pour proclamer combien Tu es bon ! Bénis es-Tu car Tu n’abandonnes pas ceux qui Te cherchent, mais Tu leur permets de Te trouver. Bénis es-Tu Seigneur, car Tu patientes et prends pitié. Tu nous donnes le temps nécessaire pour nous préparer à te recevoir. Tu nous donnes le temps de l’Avent, ces 4 semaines précédents Noël pour nous préparer à fêter Ta venue : Ta venue en notre chair, ce petit enfant qui naît de Marie ; mais aussi Ta venue dans la gloire au dernier jour. Merci Seigneur, car nous savons déjà que Tu seras là à Noël et nous savons déjà que Ton règne est proche ! Merci Seigneur, pour ce temps d’attente confiante et d’espérance. Nous attendons dans la joie le petit enfant de Bethléem. Et quoi de plus réjouissant, que Dieu Lui-même qui vient partager notre vie pour nous montrer à quel point Il nous aime ! De quelle espérance sont porteurs les chrétiens ! Quelle grande et folle espérance que la nôtre en ce temps d’Avent ! Alors, ne soyons pas de ceux que dénonce St Bernard lorsqu’il dit : « Habitants de la terre, Fils des hommes, écoutez. Vous qui dormez dans la poussière, réveillez-vous et chantez des louanges : Un médecin va venir vers les malades, Un sauveur vers ceux qui sont prisonniers du péché, Le chemin va s’ouvrir devant ceux qui se sont égarés, La vie sera rendue à ceux qui sont morts. Car, Il vient, Celui qui jettera tous nos péchés au fond de la mer Il guérira toutes nos infirmités Nous portera sur ses épaules pour nous ramener à notre propre et originelle dignité. Grande est sa puissance, mais plus admirable encore est sa miséricorde, puisque Celui qui pouvait nous secourir a daigné venir... » Oui, plongeons dans cet abîme de miséricorde qu’est Dieu. « Père, j’ai péché contre le ciel et contre Toi. Je ne mérite plus d’être appelé Ton Fils » car je me suis coupée volontairement de Toi par mon péché. Mais vois mes mains sales et purifie-les ô mon Dieu ! Car je sais bien que cette multitude d’offenses n’est qu’une goutte d’eau dans le brasier ardent de Ta miséricorde ! « Tout ce que vous me demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. » Ô Jésus, ouvre mon cœur, dilate-le aux dimensions du monde. Ô Jésus, ouvre mes oreilles, ouvre mes mains, pour T’écouter et Te servir dans l’autre. Ô Jésus, ouvre mes lèvres pour proclamer Ta louange et dessine sur elles un sourire. Apprends moi la joie ! Qu’en ce temps de l’Avent mon espérance se fasse joie pour le monde. Que mon attente soit une veille heureuse de Ton avènement. Que je dise avec le bienheureux Charles de Foucauld : « Réjouissez-vous ! Réjouissez-vous par amour. Le Bien-aimé est bienheureux ; soyons heureux de son bonheur. Que notre cœur entre dans la joie et la paix parce que Celui que nous aimons plus que nous-mêmes est dans une félicité et une paix infinies, parfaites, immuables... Ne retombez pas trop sur cette boue qui est nous-mêmes ; il faut faire chaque jour notre examen de conscience, demander pardon, souffrir dans notre infidélité, dans notre peu d’amour, et nous humilier... Mais il ne faut pas toujours avoir les yeux sur nous... l’amour regarde ce qu’il aime, l’amour regarde sans cesse le bien-aimé, ne peut détacher de lui les yeux et le contemple sans fin... Puisque notre Bien-aimé est bienheureux, soyons heureux de son bonheur. L’amour consiste non à sentir qu’on aime, mais à vouloir aimer, quand on veut aimer, on aime quand on veut aimer par-dessus tout, on aime par dessus tout. » « Tout ce que vous me demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. » Seigneur, apprends-moi la confiance en toi ; la confiance aveugle car amoureuse ; celle qui ne compte pas sur ses propres forces, mais qui est fixée sur Toi et qui sais que Tu peux tout. « Regarde le petit enfant qui marche en tenant la main de son père. Il n’a pas peur un seul instant : il a confiance, la confiance de celui qui se sait aimé. Il sait, de science certaine, que son père ne le conduira pas dans le fossé. Et, aveuglément, il marche, guidé, soutenu, aimé. Le jour où nous aurons compris qu’il en est ainsi avec notre Père du ciel, nous aurons fait un bon bout de chemin sur la route de la foi. Notre Père nous aime. Il ne nous conduira pas dans le ravin, mais au chemin de la paix et de la joie. Tout est affaire de confiance aveugle, de non résistance au désir divin. » Et Jean-Paul II le répète aux jeunes : « tu es une pensée de Dieu, tu es un battement du cœur de Dieu. Affirmer cela revient à dire que tu as une valeur d’une certaine manière infinie. (...) Le Pape de Rome est venu vous dire précisément cela : il y a un Dieu qui a pensé à vous et qui vous a donné la vie. Il vous aime personnellement et vous confie le monde. » Alors avec Charles de Jésus, je voudrais dire : « Mon Créateur, mon Père, mon Bien-aimé, Vous qui êtes là, à 3 mètres de moi, sous l’apparence de cette Hostie, Vous qui êtes la beauté suprême ; toute beauté créée, beauté de la nature, (...) beauté d’une belle âme se reflétant sur un beau visage, beauté d’une belle action, d’une belle vie, d’une grande âme, toutes ces beautés ne sont que le plus pâle reflet de la Vôtre, mon Dieu. Tout ce qui a charmé mes yeux en ce monde, n’est que le plus pauvre, le plus humble reflet de votre beauté infinie ! (...) Mon Dieu, daignez me donner ce sentiment continuel de Votre présence, de Votre présence en moi et autour de moi... et en même temps, cet amour craintif qu’on éprouve en présence de ce qu’on aime passionnément, et qui fait qu’on se tient devant la personne aimée, sans pouvoir détacher d’elle les yeux, avec un grand désir et une volonté de faire tout ce qui lui plaît, tout ce qui est bon pour elle et une grande crainte de faire, dire ou penser quelque chose qui lui déplaise ou lui fasse du mal... En vous ; par Vous et pour Vous. Amen. » Mon Père, je m’abandonne à Toi, fais de moi ce qu’il Te plaira. Quoique Tu fasses de moi, je Te remercie. Je suis prêt à tout j’accepte tout. Pourvu que ta Volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures. Je ne désire rien d’autre, mon Dieu. Je remets mon âme entre tes mains. Je te la donne mon Dieu, avec tout l’amour de mon coeur, Parce que je T’aime et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre entre tes mains, sans mesure avec une infinie confiance. car Tu es mon Père. Amen. S.P.
Imprimé
sur www.generationjpii.org |